La schizophrénie
La schizophrénie est considérée comme étant l'une des maladies mentales les plus sévères. La personne atteinte de schizophrénie est incapable d'harmoniser sentiments et pensées. Cette maladie n'a rien à voir avec les cas de personnalités multiples avec lesquels on la confond souvent.
On ne connaît pas les causes exactes de la schizophrénie. Certains chercheurs évoquent un déséquilibre chimique au cerveau ou un problème congénital alors que d'autres spéculent sur les causes environnementales reliées au stress, aux chocs émotifs, etc. Le débat persiste depuis des années, personne n'a encore trouvé la preuve absolue pour valider son hypothèse.
Dans sa phase la plus grave, la schizophrénie affecte la pensée, le comportement et les réactions. La maladie peut entraîner des délires tel un sentiment de persécution. La personne vit des hallucinations qui peuvent être auditives, visuelles, olfactives ou sensorielles. La schizophrénie provoque également des troubles de la pensée, la personne éprouve des difficultés à associer des idées et elle est souvent incohérente.
Saviez-vous qu'au Québec, on estime que 1% de la population est atteinte de schizophrénie ? Cela représente environ 74 000 hommes et femmes.
La maniaco-dépression
Nous vivons tous des moments d'excitation et de déprime. Cependant, chez l'individu atteint de maniaco-dépression, ces variations de l'humeur atteignent une telle intensité qu'il ne se rend pas compte que son humeur est exubérante, que sa colère dépasse les bornes ou que sa dépression est telle qu'il est hanté par des idées suicidaires.
Selon plusieurs chercheurs, il existerait des prédispositions génétiques qui favoriseraient le déclenchement de la maniaco-dépression. L'influence et l'accumulation du stress, de même que les facteurs saisonniers auraient également un impact sur les troubles de l'humeur.
La maladie comporte 2 phases. En phase de manie (les hauts) la personne démontre une confiance une confiance exagérée en elle-même et ses projets sont dans la démesure. En phase dépressive (les bas) elle perd goût à la vie, elle est incapable de se concentrer et elle souffre de fatigue chronique. Dans les deux cas, la personne vit des moments difficiles.
Saviez-vous qu'au Québec, on estime que 1,2% des hommes et 1,8% des femmes sont atteints de maniaco-dépression ? C'est respectivement 44 000 et 68 000 femmes.
La dépression
Les événements de la vie nous font parfois vivre des périodes de déprime. Des moments de tristesse suivent quelquefois les malchances et les échecs. Cette attitude et cette douleur sont des réactions normales aux épreuves de la vie. En général, le temps arrange les choses, on retrouve sa bonne humeur et la vie continue… il en est autrement de la dépression.
Certaines formes de dépression sévères seraient en partie d'origine génétique. Il va sans dire que des facteurs environnementaux, comme un stress intense, un deuil, etc., jouent également un grand rôle dans le déclenchement et l'apparition de la maladie.
Les gens qui souffrent d'une dépression profonde sont constamment tristes, découragés et irritables. Ils sont incapables d'éprouver du plaisir. Leurs habitudes alimentaires et leurs périodes de sommeil sont modifiées. Ils ont de la difficulté à se concentrer ou à penser avec clarté. Ils se sentent souvent coupables et indignes d'être aimés. Certains pensent même à mourir.
Saviez-vous qu'au Québec, on estime que 25% de la population est affectée par la dépression ? De plus, des études effectuées auprès des adolescents révèlent qu'environ 17% des garçons et 7% des filles souffrent de dépression.
Les troubles obsessifs-compulsifs
Les troubles obsessifs-compulsifs (T.O.C.) sont des idées ou des impressions répétitives, embarrassantes et indésirables. Elles peuvent être associées à des comportements répétitifs et à des rituels afin de calmer une obsession ou de soulager l'anxiété. La plupart des gens atteints de troubles obsessifs-compulsifs reconnaissent que leur comportement est absurde et excessif mais sont incapables de se contrôler.
La maladie est caractérisée par l'apparition d'obsessions et de compulsions. Les obsessions prennent la forme de préoccupations concernant la saleté, de pensées angoissantes ou d'un besoin de placer des objets dans un certain ordre. Quant aux compulsions, elles se traduisent par des vérifications répétitives, par des lavages ou nettoyage excessifs. Ces comportements ont pour but de diminuer l'anxiété causée par les obsessions.
Comme c'est le cas avec plusieurs maladies mentales, on ne connaît pas les causes exactes qui déclenchent cette maladie. Quoi qu'il en soit, les troubles obsessifs-compulsifs sont une affectation qui peut être très éprouvante pour la personne atteinte et pour votre entourage. Nous disposons maintenant d'un éventail de moyens efficaces permettant de diminuer la plupart des symptômes à un niveau tolérable.
Saviez-vous qu'au Québec, de 2% à 3% de la population souffre de troubles obsessifs-compulsifs ? Cela représente entre 150 000 et 223 000 personnes.
53% des familles et amis ont été offensés par les préjugés auxquels ils ont été confrontés.
71% des familles et amis considèrent que leur vie familiale est perturbée en raison de la problématique.
69% des familles et amis se sentent impuissants devant la situation de leur proche atteint de maladie mentale.
82% des familles et amis sont épuisés.
61% considèrent avoir davantage de problèmes de santé depuis l'approbation de la maladie mentale de leur proche.
76% des cas, c'est un proche parent qui s'occupe le plus souvent de la personne atteinte.
55% des personnes atteintes cohabitent avec des membres de l'entourage (les femmes sont au cœur de ce soutien puisqu'elles représentent 85% de nos membres).
62% des membres de l'entourage consacrent plus de 25 heures par semaine à leur proche et près de 40% accordent plus de 36 heures à la personne atteinte, un emploi à temps plein !
61% de la clientèle desservie par nos membres présente un niveau de détresse psychologique trois fois plus élevé (60%) que dans la population en général (20,1%).
| Le déficit de l'attention..... | ![]() |